jeudi 3 juillet 2014

Cages, un Tarot/JdR carcéral & fantastique

J'ai récidivé ! Après 9 jours de travail intensif (et un peu beaucoup de remise en forme post-concours avec Photoshop), je suis fier de vous livrer ma nouvelle oeuvre amateur... J'ai nommé Cages, un Tarot/JdR carcéral et fantastique !



Game Chef 2014

Cages a été conçu dans le cadre du concours de création de jeux Game Chef dont le thème de cette édition était "Ceci n’est pas un livre". Il fallait également inclure au moins 2 ou 3 "Ingrédients" qui furent pour Cages les suivants : Faucille, Briller/Paillettes et Sauvage (l'ingrédient que j'ai volontairement laissé de côté étant Absorber).

En rapport avec le thème du concours, Cages a rapidement pris la forme d’un Jeu de Cartes dont le verso devait également servir de support pour décrire les règles et l’univers d’un Jeu de Rôle. Pour aller jusqu'au bout de ma logique, j'ai voulu que les cartes servent également de medium de hasard unique pour la résolution des actions de personnages. Bref, j'ai cherché à imaginer comment faire un jeu complet (78 cartes + une notice complémentaire pour le meneur de jeu) qui tient dans la poche (enfin, une grosse poche) !


Le Pitch :

Hollow City : un pénitencier perdu au fin fond du Kentucky, lieu étrange d’où les détenus ne reviennent jamais... Car ce zoo où se côtoie le pire du genre humain est aussi l’antichambre d’un au-delà fantastique peuplé de monstres horribles et de savoirs terrifiants... Bienvenu(e) dans l’univers sombre et magique de Cages !


Et de quoi s'agit-il ?

Cages est un jeu de cartes du type Tarot de Marseille, une création unique qui s’inspire de l’original mais avec une identité graphique bien particulière, en rapport avec son contenu...

Car Cages est aussi un Jeu de Rôle (JdR) dont l’univers et les règles se dévoileront au fil de la lecture des fragments de texte disséminés au Verso de ses Arcanes Majeurs.

Se jouant en groupe d’une demi-douzaine de personnes dont l'un endossera le rôle de Maître du Jeu (MJ) et les autres ceux de Personnages-Joueurs (PJ), Cages propose d’incarner des détenus évoluant dans un monde carcéral fantastico-horrifique.

Cages tente de fusionner 2 genres littéraires et cinématographiques forts : le récit carcéral et le fantastique lovecraftien. Il parle de la part sombre de l’homme, de la sauvagerie des rapports sociaux mais aussi d’espoir, de rêves et de rédemption.


Et où peut-on le trouver ?

C'est simple, vous pouvez télécharger une version .PDF élaborée (v2.0ici.

Bonne lecture !

lundi 18 novembre 2013

Do you Want to Play ? - Fiche de Perso & Cartes d'Hôte

Voici deux documents indispensables pour les joueurs de Do you Want to Play ?

Il s'agit respectivement de la fiche de perso dite Fiche Opérateur :


Et du document à découper regroupant 3 Cartes d'Hôte :


Vous trouverez ces documents en .pdf mieux définis ici et ici.

Do you Want to Play ? Un JdR Schizophrène & Paranoïaque

Pour la 4e fois consécutive, j'ai participé au concours de création de JdR organisé par l'association Forgesonges. Cette année, l'édition 2013 (la 7e !!!) a de nouveau proposé 3 sujets au choix :

1. soit 2 mots : "Jeu(x) & Conflit(s)"
2. soit une citation : "La passion des hommes pour le merveilleux est telle qu'ils sont prêts à lui sacrifier la raison" de Napoléon Bonaparte
3. soit une photo :


J'ai choisi la 1ère option. Après 2 semaines de travail intense, voici Do you Want to Play ?


Le pitch (de quoi ça parle en quelques mots ?) :

Ils avaient des amis, un boulot, une vie normale, bien rangée. Ça, c’était avant qu’ils rencontrent l’Homme au costume noir et que ce dernier leur tende son étrange carte de visite avec cette inscription lapidaire: Do you Want to Play ?

A présent, tous les soirs, ils ferment les yeux en espérant que rien ne se passe. Mais parfois, ils se réveillent dans un lieu inconnu à l’autre bout du monde, aux commandes d’un corps qui n’est pas le leur. Quelques secondes s’écoulent et la Voix résonne à leurs oreilles, commençant invariablement par la même phrase: Do you Want to Play ?

Ce n’est pas un rêve. Ils ne sont pas fous. La Voix ordonne et il faut obéir: être à un endroit précis, récupérer un objet, saboter… tuer. Leur seule chance: accumuler des Points dans l’espoir d’obtenir la mythique Récompense qui signifiera peut-être la fin du cauchemar. Il n’y a pas d’alternative, pas d’autre issue sinon la mort. Car telle est la règle du Jeu.

Alors ? Do you Want to Play ?


La note d'intention (qu'est-ce que je veux raconter ?) :

Do you Want to Play ? (DWP) est un JdR d’action occulte contemporain où les participants incarnent des Opérateurs, jadis des gens "normaux", désormais engagés malgré eux dans un conflit secret à l’échelle planétaire. Jouets d’une mystérieuse entité toute-puissante, la Voix, ils devront remplir des missions diverses aux commandes de corps étrangers, dans l’espoir hypothétique de se libérer un jour de son emprise.

DWP s’inspire pêle-mêle des expériences sur le comportement (type Milgram, Stanford, etc.), des techniques de management "modernes", des méthodes de développement personnel, de l’hypnose, des théories conspirationnistes, des pseudosciences (téléportation, projection astrale, reprogrammation mentale, etc.), des légendes urbaines et des récits de survie. En tant que tel, il développe un univers dangereux, bizarre et mystérieux où les maîtres-mots seront désorientation, peur de l’inconnu et paranoïa.

DWP est surtout une mise en abîme questionnant notre pratique du JdR puisqu’il propose de jouer des personnages qui incarnent le temps d’un scénario un autre personnage. En tant que tel, il s’interroge sur le Jeu et son pendant quasi-incontournable, la compétition (soit le Conflit). Et si nous pouvions réellement emprunter l’existence d’un autre ? Et si cette situation nous était imposée ? Et si cela signifiait être à la merci d’un Démiurge qui tiendrait votre vie entre ses mains ? Seriez-vous prêts à jouer ?

DWP utilise un Système de Jeu basé sur des jets de Dés simples et la gestion d’une Réserve de Dés qui s’épuise alors que le stress du personnage monte. Il incorpore également l’utilisation de Cartes d’Hôte (figurant les statistiques des corps possédés) distribués aléatoirement en début de partie et d’un Chronomètre qui imposera un ultimatum dramatique dans le temps réel de la conduite du scénario.


Et où est-ce qu'on trouve le bousin ?

Ben, c'est par ici (fichier .pdf de 32Mo)

Bonne lecture !

vendredi 28 juin 2013

Sables - Ecran

Et un écran pour Sables, un :


C'est un trois volets 3 x A4 (sans intérieur pour l'instant) composé de plusieurs éléments emblématiques du jeu : Le lieu de l'action d'abord, Paris, représenté dans un joli panoramique en N&B qui occupe toute la longueur inférieure de l'écran. J'y ajoute 2 photos supplémentaires parce que ça fait joli. Ensuite, quelques éléments policiers/criminels (une "brème", des rubans, une silhouette à la craie, un dossier, des gouttes de sang), une poignée de Kifs multicolores (la drogue illégale du jeu), un rappel de la nature dual rêve/réel de l'univers (la "double-flèche") et le tour est joué... Ah, j'oubliais : finissons avec le sigle et le titre du jeu. Joli composite, non ?

jeudi 13 juin 2013

Warhammer - Scénario d'Initiation

Je vais faire jouer ce week-end une partie de Warhammer 2nd édition (la meilleure !!!!) :


Les participants étant tous de grands débutants et le temps m'étant compté, j'ai donc conçu un petit scénario maison intitulé L'Escorte. Ultra-rapide et très très simple (un combat, un rebondissement, le tout dans une intrigue ultra-dirigiste), ce scénario vise à faire découvrir en douceur le JdR en partant vraiment de 0. Il ne manque plus que des personnages pré-tirés (mais la création de PJ fait parti du programme de l'initiation. Donc...) .

Vous trouverez le bestiau en .doc ici. Enjoy !

samedi 1 juin 2013

Sables - Fiche de personnage

Un petit visuel de la fiche de perso de Sables :



La fiche donne une idée de la mise en page intérieure du doc envoyé pour le concours Game Chef 2013. J'ai utilisé un fond acier brossé sombre sur lequel j'ai posé une chemise cartonnée tâchée de ronds de tasse à café. La typo est la Courrier classique, histoire de rappeler les machines à écrire des vieux films policiers. Un petit sigle BRO tout en haut, un emplacement photo, un bandeau "Crime Scene" et le tour est joué ! Je suis assez content du résultat.

lundi 27 mai 2013

Sables, un JdR d'exploration & d'enquêtes oniriques

Oops, I did it again ! 

Et oui, voici encore un JdR amateur. Issu cette fois-ci du concours Game Chef 2013 (voir le site de Tartofrez ici), Sables est mon dernier bébé, pesant pas loin de 25K signes et bourré de tout ce qui me fait habituellement kiffer. Donc si vous aimez, au hasard le polar et les univers parallèles à base de rêve façon Lewis Caroll ou Inception, ben c'est par ici...


Le Pitch :

Paris, dans un futur proche. Une drogue révolutionnaire, Oniros, permet à ses usagers de pénétrer les songes d'une autre personne et de partager les siens. Le monde doit désormais composer avec une réalité virtuelle plus puissante que n'importe quelle simulation informatique. Mais la jolie médaille a son revers et certains ont eu tôt fait de transformer le rêve en cauchemar. L'état a donc mis sur pied une nouvelle unité de Police, la Brigade de Répression Onirique surnommée la Brigade des Sables.

Sables est un JdR dit classique (ou "sur table") qui propose à 4-5 Joueurs guidés par un Maître du Jeu (MJ) d'endosser le rôle de flics atypiques dans un Paris alternatif naviguant entre rêve et réalité.

Au sein d’un groupe d’enquête de la Brigade des Sables, ils mèneront des investigations sur différentes scènes de crimes tangibles et/ou imaginaires, découvrant progressivement les implications d'une révolution à portée véritablement métaphysique.

Sables utilise un système de jeu où les jets de dés sont réduits au minimum. La plupart des actions des PJ se résoudront simplement en fonction du niveau de leurs compétences. L'appel au hasard à travers l'utilisation d'un certains nombres de dés à 6 faces (D6) ne concernera que les situations où 2 personnages ou plus sont en opposition.

A la croisée du polar hardboiled et du surnaturel onirique, Sables se veut essentiellement un JdR d'enquêtes et de mystères où la psychologie primera sur l'action. Où l’émotion, les dilemmes moraux et l’exploration des recoins les plus sombres de l’âme humaine seront plus importants que de mettre le criminel derrière des barreaux. Et où bien entendu se posera la question : Comment nous comporterions-nous si une porte existait donnant accès à nos désirs les plus secrets ?


Ingrédients utilisés :

Ah oui, c'est vrai, je ne vous l'ai pas dit : Le thème du concours était en fait une série d'images. Voici celles que j'ai choisi d'utiliser :


La double-flèche verticale contenant un homme : idée que les consommateurs d'Oniros naviguent entre deux mondes, en l’occurrence le Réel et le Rêve.


Le ver dans la pomme : idée que l'enfer est pavé de bonnes intentions. Partager ses rêves est formidable mais il y aura toujours des individus (les vers) pour transformer le rêve (la pomme) en cauchemar.


Le crâne étoilé : idée qu'une bonne partie de l'action de Sables va se passer dans la tête (le rêve) des personnages. L'étoile à 6 branches définit d'ailleurs la base du système puisqu'un PJ est décrit principalement par 6 attributs donc 5 sont purement mentaux.


L'homme à la lanterne : m'a donné l'idée d'une des "Factions" du jeu, les Veilleurs.

Voilà ! J'allais oublier... Pour télécharger les jeux, c'est ici (version word .doc, sobre) et ici (version .pdf bien plus élaborée). 

Bonne lecture !

lundi 7 janvier 2013

On a marché sur...

C'est avec une immense joie et une petite dose de fierté non dissimulée que je vous présente enfin ceci :




"On a marché sur..." est une anthologie de nouvelles de SF compilées dans le cadre du concours Plumes en Herbe organisé par l'association Forgesonges. J'ai eu le plaisir d'écrire une des 10 histoires qui constituent ce recueil édité par les éditions Voy'El.

Présentation (reprise de la 4ème de couv') : 
On a marché sur... Oui, mais sur quoi ?
Sur un autre monde ? Sur un extra-terrestre ? Sur quel mystère ?
Dans le cadre du concours Plumes en Herbe organisé par l'association ForgeSonges, découvrez les visions inédites de dix auteurs portés par une imagination débridée. Leurs récits intrigants, émouvants, surprenants, voire loufoques, ont été regroupés dans cette anthologie de science fiction pour notre plus grand plaisir.
Guidés par leurs traces, laissons-nous emporter vers un voyage illimité flirtant avec humour et aventure, merveilleux et frissons, et sautons allègrement sur ces pages pour marcher dans l'univers inattendu de ces talentueux écrivains !


Les auteurs : Loïc Weissbart, Julien Morgan, Cécile Luherne, Valérie Simon, Olivier Morvan, Hans Delrue, Cédric Burgaud, Romain Jolly, Jérôme C. Carayol, David Osmay.

Mon histoire à moi, "On a marché sur le Marchand de sable" : 
Alice Lecouvreur est un flic d'un genre un peu spécial... Dans un Paris pas si éloigné de celui que nous connaissons, elle traque le mystérieux tueur du "Marchand de Sable", un truand de sinistre mémoire... Amateurs de polar et de fantastique teinté d'onirisme, cette histoire est faite pour vous !

Alors ? Intéressé(e)s ? N'hésitez pas, n'hésitez plus ! Commandez donc le bouquin ici !

Bonne lecture !

jeudi 4 octobre 2012

Dornröschen 2.0

Pour la 3e fois consécutive, j'ai participé au concours de création de JdR organisé par l'association ForgeSonges. Cette année, l'édition 2012 (la 6e) a proposé 3 sujets au choix :

1. soit un mot : "Bulle"
2. soit une citation : « Les poignards qui ne sont pas dans les mains peuvent être dans les paroles. » de William Shakespeare
3. soit baser son jeu sur l'univers visuel d'un auteur passé dans le domaine public : G. Doré 

J'ai choisi cette dernière option. Après 2 semaines de travail intense... Voici Dornröschen 2.0


Alors de quoi ça parle (ze pitch)

Il était une fois notre monde à l'aube d'un XXIIe siècle s’annonçant radieux. L’Humanité confiante est sur le point de triompher de ses plus vieux démons: la guerre, la pollution, la famine.

200 ans plus tard: Le virus Dornröschen (La Belle au Bois Dormant) a décimé 99% de la population mondiale, maintenant le reste dans un sommeil sans fin. Confinée dans des forteresses-hôpitaux sous la surveillance d’une armée de robots et d’une poignée d’individus encore sains, l’Humanité dort sans discontinuer, vivant, se reproduisant et mourant dans un songe artificiel, au sein du Königreich (Le Royaume), produit de l’Onirotronik, forme révolutionnaire de réalité virtuelle basée sur la manipulation des rêves.


Mais encore ? (la "Note d’Intention")

Pour les Démiurges en Herbe 6, j’ai décidé de créer un JdR m’inspirant des œuvres de G. Doré et en particulier de son travail sur les contes de Perrault, les fables de La Fontaine et les livres d’auteurs "bibliques" comme Dante, Milton ou Byron. Dans ces gravures et peintures, se dégagent selon moi une même fascination pour les récits mythologiques et une même vision d’une nature désertique, fantastique et inquiétante, tout en gigantisme et clairs obscurs. C’est cette ambiance que j’ai voulu retranscrire avec Dornröschen 2.0 (D2.0).

D2.0 est à la croisée du féerique sombre à la Sleepy Hollow et du cyberpunk tendance Matrix. Il décrit un univers post apocalyptique où l’Humanité, décimée par un virus qui l’a plongée dans un sommeil éternel, survit mentalement dans un monde irréel, moyenâgeux, fantastique, d’essence à la fois onirique et informatique.

Dans cet univers, les joueurs interprèteront des Kopfgeldjäger, mercenaires à la solde d’une Administration totalitaire, opérant dans une société soumise aux diktats fanatiques d’une église masochiste et en guerre contre un adversaire mystérieux, la légendaire 13e Fée.

D2.0 se base sur La Belle au Bois Dormant (dont Dornröschen est le titre VO de la version des Frères Grimm) mais brasse aussi quantité d’autres références: Les contes d’Andersen, de Collodi, de Carroll, etc. ainsi que tous les grands mythes et légendes sont mis à contribution, bien que de façon volontairement tordue, sombre, voire perverse. Le recours à la langue allemande, par tout ce qu’elle exprime de "gothique", vise à renforcer cet effet. L’utilisation enfin du lexique informatique cherche à créer une forme inédite, mix (réussi ?) de hard science et de fantasy sombre. La fusion effectuée ici (avec la technologie de l’Onirotronik) entre réalité virtuelle et rêve est emblématique.

Servi par une mécanique simple et des options scénaristiques diversifiées, D2.0 propose de se replonger dans les histoires de notre enfance pour, pourquoi pas, les voir sous un autre angle (plus adulte ?) et en extirper un nouveau sens.


Et ça se lit où ?

Ben, on peut trouver le PDF ici. Bonne lecture !

samedi 23 juin 2012

Visages d'écrivains (2)

Je me suis pris au jeu dites donc ! Voici une nouvelle fournée de photographies d'écrivains du XIXe siècle. Et cette fois-ci, ils sont tous français. Ce qui ne veut pas dire que leurs oeuvres n'aient pas dépassé les frontières de notre beau pays... En témoigne la tripotée de blockbusters que nos amis ricains ont pondus en adaptant leurs romans, désormais tous de grands classiques de la littérature.

On commencera par Honoré de Balzac, écrivain prolifique de la Comédie Humaine où nous retiendrons les personnages récurrents de l'ambitieux Eugène de Rastignac ou le fascinant Vautrin (inspiré semble-t-il du personnage de Vidocq).
 

Poursuivons avec Alexandre Dumas Père créateur d'Edmond Dantes, alias le Comte de Monte Cristo ou des 4 mousquetaires (ben oui, il y a bien Athos, Portos et Aramis mais n'oublions pas le fougueux gascon d'Artagnan).
  

Victor Hugo nous aura régalé avec ses nombreux personnages parmi lesquels Valjean, Cosette, Javert (Les Misérables) ou encore Quasimodo et Esmeralda (N-D de Paris).
  

Ah, Guy de Maupassant, mon préféré ! Quelle plume ! Et puis, que j'ai aimé son salopard de Bel-Ami ou sa trop gentille Boule de Suif...
  

Théophile Gautier aura créé le bondissant Capitaine Fracasse. Ses nouvelles fantastiques sont pas mal non plus...
  

On oublie souvent Eugène Sue qui dans le genre grand feuilletonniste du XIXe siècle se pose pourtant là avec, par exemple, ses Mystères de Paris peuplés de personnages inoubliables comme Rodolphe, la Chouette, le Chourineur, Rigolette et j'en passe... 
  

Je terminerai avec Paul Féval, auteur prolifique dont le Bossu par exemple ("Si tu ne viens pas à Lagardère, Lagardère ira à toi !") aura été maintes fois adapté.
  

That's all folks ! C'est tout pour ce soir !

jeudi 14 juin 2012

DMZ, c'est fini

Boom, ça y est, la nouvelle est tombée: DMZ, c'est fini. Après 7 ans de bons et loyaux services, 72 numéros (les comics américains sont diffusés mensuellement sous forme de fascicules d'une dizaine de pages) et 12 TPB (Trade Paperback, ensemble relié d'une demi-douzaine de numéros), l'un des titres phares de la maison Vertigo (Hellblazer, 100 bullets, Transmetropolitan, Y the last man,...) se termine. Recueillement dans la galaxie comics. Immense gratitude pour ma part (je viens de terminer le 12e volume : émotion).

 
DMZ en quelques mots, c'est une BD de politique-fiction contemporaine qui imagine le déclenchement d'une 2nd guerre de sécession dans une Amérique post-9/11. L'action  se déroule dans la ville de New-York devenue une zone tampon entre les deux parties en présence (l'armée américaine et la FSA, Free State Army des sécessionnistes) : C'est la fameuse DMZ (demilitarized zone - zone démilitarisée). On y suit les pérégrinations de Matty Roth, d'abord "simple" cameraman qui deviendra par la suite journaliste de guerre puis d'investigation puis bien d'autres choses encore...
 
  
DMZ est un monument, une œuvre qui marquera à mon humble avis (qui vaut ce qu'il vaut) les comics et la BD en général dans leur capacité à aller loin, très loin dans la réflexion, comme le firent en leur temps des titres comme (liste non exhaustive et certainement très subjective) Maus (de Art Spiegelman), Sandman (de Neil Gaiman) ou Watchmen (de Alan Moore). On pourrait parler des scénarios impeccables de Brian Wood (également auteur d'autres superbes séries comme Northlanders), s'extasier devant les planches de Riccardo Burchielli ou trouver les couv' de JP Leon proprement hallucinantes (voir les vignettes qui accompagnent ce post et qui ont clairement titillé mon réflexe reptilien d'acheteur de BD compulsif) et ce serait déjà pas mal. Mais DMZ est tellement plus que ça.

   
Pourquoi il faut lire DMZ ?

Primo, parce que ça nous parle de la Guerre avec un grand G, celle qu'on a oubliée (pour les plus vieux) ou qu'on a jamais connue (pour les plus jeunes). Pour nous impliquer, l'auteur use d'une recette simple : Transposer la réalité des conflits modernes d'aujourd'hui, si éloignés (et donc quelque part irréels), dans un contexte beaucoup plus familier, celui d'une grande cité occidentale (New-York en l’occurrence mais ça aurait tout aussi bien pu être Paris). Bon calcul car bien que tout ceci soit de la fiction, c'est méchamment crédible son histoire... Victimes collatérales, opportunistes de tous poils, manipulateurs de tous bords, tout y est... et surtout la cohorte inévitable des mecs que la peur omniprésente, la faim et le ressentiment rendent fous. Avec DMZ, on y est, on le sent. Sans outrance ni fausse pudeur. Une peinture réaliste donc qui a le don de nous remettre (salutairement ?) les idées en place.

Secondo, parce que c'est furieusement lucide et intelligent. La réflexion va particulièrement loin lorsqu'on aborde des thèmes comme le pouvoir, les médias et l'info (grosse réflexion sur le journalisme et sa forme politiquement très engagée à l'américaine) mais c'est surtout au niveau géopolitique que ça frappe fort. Ne vous y trompez pas : DMZ est un bon gros pamphlet qui tâche contre la culture ultra-libérale américaine (l'indétrônable droit de porter une arme par exemple), la prétendue suprématie des EU dans le monde et bien sûr la politique de Bush (ou à quel point ce foutu 9/11 d'il y a 10 ans a radicalement changé le monde). C'est violent mais la critique est fine et argumentée, constamment émaillée de références pertinentes à l'actualité (les effets de la Crise, les contrats de reconstruction pas clairs en Irak, l'usage des unités combattantes privées, etc.). Avec DMZ, on dépasse de loin le stade de la simple fiction pour prendre à bras le corps des questions sociétales, voire philosophiques.

Tertio, parce qu'enfin, c'est fondamentalement humain. DMZ, c'est d'abord des personnages complexes et attachants qui évoluent tous au cours des 12 volumes. C'est des histoires d'amour, d'amitié, de haine, de trahison, de dilemmes douloureux, de fierté mal placée, de principes malmenés, de vérités pas toutes bonnes à dire et de grosses erreurs funestes et irréparables. On s'attachera bien évidemment principalement au personnage de Matty mais il n'est pas tout seul. Je vous laisse découvrir ses compagnons Wilson, Zee, Eames, etc. qui ont souvent le droit à leurs propres épisodes...
  
  
Bref, il faut lire DMZ, une série qui prouve encore une fois que la BD n'est pas que du divertissement. D'ailleurs, pour info, la série existe en français et elle en est à son tome 10 (tome 9 dans la VO, un des TPB ayant été scindé en 2 dans la VF). A bon entendeur...

lundi 4 juin 2012

Digital Dust v2.0 - Ecran version "Blanche"

Nouvel écran pour Digital Dust, une version dite "Blanche", bien (enfin, je l'espère !) dans l'ambiance post-apocalyptique, mystérieuse et glacée du jeu.
  

Pour une version PDF non découpée, c'est ici
Pour une version PDF découpée par panneaux au format A4, c'est ici

L'intérieur de l'écran reste bien entendu identique à la 1ère version.

lundi 28 mai 2012

Digital Dust v2.0 - Ecran

Pour les MJ de Digital Dust, voici l'écran 3 volets reprenant tous les tableaux et principales règles présentes dans le livre de base.
 


Pour une version PDF non découpée, c'est ici.
Pour une version PDF découpée par panneaux au format A4, c'est ici.
 
Le photomontage ornant l'extérieur de l'écran a été confectionné à l'aide d'une illustration de NinjaASSN dont vous pouvez admirer le travail ici (allez-y, ça vaut vraiment le coup d'oeil. Le mec est très très doué !). 

mercredi 23 mai 2012

Visages d'écrivains

Je lisais récemment un article de la revue Alibi n°6 consacré à Edgar Allan Poe (visitez donc le site de cet excellent magbook causant polar, justice & faits divers qui se trouve ici). Illustrant le texte, une photographie en N&B de l'auteur m'a littéralement scotchée. Sur le cliché, l'auteur, outre son physique assez particulier, arbore une expression en totale adéquation avec son oeuvre : sombre, énigmatique, dérangeant, torturé... Bon, c'est subjectif, hein ? N'empêche...

Bref, cela m'a donné envie de rechercher les visages d'autres auteurs de livres qui ont marqué ma jeunesse et probablement irrémédiablement déterminé mes goûts futurs pour le fantastique et la littérature noire. Petite galerie de portraits :

Edgar Allan Poe donc, créateur entre autre du chevalier Auguste Dupin, gentleman désargenté, excentrique, considéré comme l'un des 1ers détectives de fiction...



Continuons avec Arthur Conan Doyle, créateur du célibrissime Sherlock Holmes et de son comparse le docteur Watson qu'on ne présente plus :


Poursuivons avec cette chère Agatha Christie qui nous a enchantés avec les enquêtes du belge Hercule Poirot et de la délicieuse mais non moins sagace Miss Marple :


Comment ne pas citer Maurice Leblanc et son génialissime gentleman-cambrioleur, j'ai nommé Arsène Lupin !


Finissons avec Gaston Leroux qui m'aura régalé avec les aventures du reporter Joseph Rouletabille et du forçat Chéri-Bibi (Fatalitas !!!!)



Ahhh... Nostalgie, quand tu nous tiens. Tout ça, ça me donne envie de me replonger dans un bon vieux feuilleton policier à l'ancienne !

vendredi 18 mai 2012

Hommage patriotique

Un autre de mes anciens photomontages, fait pour le 11 novembre de l'année dernière :



Pas loin de 5 éléments photographiques différents associés pour créer une ambiance clairement patriotique (oui, j'aime mon pays !). Je trouve la composition et le travail de colorimétrie plutôt réussi dans l'ensemble...

J'ajoute en passsant que vous pouvez assister à la cérméonie du "Ravivage de la Flamme sur la tombe du Soldat Inconnu" sous l'Arc de Triomphe (à Paris), tous les soirs à partir de 18h30 (plannning précis ici). Ca vaut vraiment le coup d'oeil...

dimanche 6 mai 2012

Halloween spirit !

Bon, vous avez dû le remarquer, j'aime m'amuser avec photoshop. Voici un photomontage que j'ai effectué il y a quelques temps pour fêter à ma façon Halloween.


Pour les références, j'y ai mis un peu de polar, un poil de John Constantine (pour ceux qui ne connaissent pas : http://fr.wikipedia.org/wiki/Hellblazer) et beaucoup de surnaturel urbain (enfin ma conception du genre) pour un résultat, ma foi, pas si dégueu que ça (oui, je suis assez content de moi sur ce coup-là).

Je l'utiliserai peut-être un de ces jours pour illustrer un JdR, une nouvelle ou autre chose. Qui vivra verra...

Digital Dust v2.0 - Version Joueurs

Chers MJ, j'ai pensé à vous ! Voici donc une version "spoiler-free" de mon JdR Digital Dust, version tout spécialement conçue pour vos joueurs. Téléchargez, diffusez !


En fait, la version en question se télécharge ici

samedi 5 mai 2012

Digital Dust v2.0 - Fiche de Perso

Alors ça y est ? Vous avez commencé à jouer à Digital Dust ? Vous m'en voyez ravi !

Pour vous faciliter la tâche, vous trouverez ci-dessous la traditionnelle feuille de personnage recto/verso (déjà intégrée au document de base) :


La même chose en PDF ici

vendredi 4 mai 2012

Digital Dust v2.0

Amoureu(se)x du Jeu de Rôle, réjouis-toi (enfin, si tu le veux bien...), un nouveau JdR amateur débarque humblement sur la toile. Son nom : Digital Dust


Alors, de quoi ça parle cette histoire ? Le pitch, en quelques phrases :

L’Humanité a créé le Wyrd, un réseau de télécommunication révolutionnaire basé sur un nuage de micromachines diffusées dans l'atmosphère. Mais suite à un mystérieux bug, la créature a échappé à son créateur, conduisant l’espèce humaine au bord de l'extinction. La Terre est désormais un monde froid et désolé, dominé par d’étranges Tours Dieux. Constamment menacé par une horde de monstres fantastiques, des cultes de cyber-illuminés et une terrifiante brume cannibale, l’Homme tente de survivre...

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Intrigué(e) ? Alors poursuivons : Un "Jeu de Rôle Post Apocalyptique Cybermystique"... Mouais me direz-vous... mais encore ?

Digital Dust (D2) décrit un monde post apocalyptique, survivaliste, mélangeant l’hyper technologique et le mysticisme. Les joueurs incarneront des Chevaliers de la Geste, survivants engagés dans une croisade initiée par un texte sacré, pour libérer l’Homme d’IA cruelles et mégalomanes réfugiées dans de gigantesques forteresses serveurs.

D2 est à la croisée du JdR épique et du jeu d’ambiance où dans une atmosphère sombre, les PJ devront tenter de survivre. Ces 2 aspects seront illustrés par le système de jeu proposant des règles de combat tactiques et un système de gestion des paramètres de survie.

D2 assaisonne à une sauce cyberpunk de nombreux éléments issus de la mythologie viking comme Ragnarok (la fin du monde), le Wyrd (les fils du Destin) ou les Ases, dieux principaux du panthéon nordique.

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Digital Dust est un JdR amateur issu du concours Démiurges en Herbe, dont la 5e édition s'est déroulée du 17 avril au 1er mai 2011, sous l'égide de l'association Forgesonges (http://forgesonges.org/). Conditions : Un thème ("Tour(s) et Geste(s)"), 2 semaines de travail pour fignoler un univers, un système et un scénario, le tout pour un max de 80000 signes.

Le document que je vous présente ici est une version remaniée (version 2.0) de la première mouture du concours. J'ai tenu compte des nombreuses et pertinentes remarques de 5 membres du jury. J'ai par ailleurs cherché à rester dans les règles du concours.

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Bon, entrons dans le vif du sujet. Pour télécharger le PDF de Digital Dust, cliquez ici

Bonne lecture, bon jeu... en espérant que vous en tiriez du plaisir !

samedi 4 février 2012

ça y est, c'est parti !!!

Ami(e)s internautes, voici un nouveau venu : moi !
 
Dans ce blog, je parlerai de tout ce qui me passe par la tête : de cinéma, de littérature, de musique (parfois...), de BD (surtout !), de photo, de peinture, de sculpture, etc. Ne mettons pas de côté mes autres passions : La télé (j'y travaille !), le jeu de rôle (JdR pour les intimes) et la blague sous toute ses formes (coquine, ironique, sarcastique, noire, mignonne, visuelle, hermétique ou nullissime).

Alors bonne lecture (et peut-être joyeuses découvertes ?)